Chanson dédiée à Dino Deyana

       

      Par Nos voix

      Heureux ou non, des hommes
      Glissent le long des jours
      Tués par la froideur atroce
      Par la voix, je les sauve
      Par la voix ils sont sauvés

      Je crie chaque jour ma joie
      A pleines dents, à m'en arracher la gorge
      Je suis ce son métallique qui cogne
      Le sang contre le son
      La nuit contre la vie.

      Heureux ou non, des hommes
      Glissent le long des jours
      Tués par la froideur atroce
      Par ma voix, je les sauve
      Par ma voix ils sont sauvés

      Je crie et crisse des quatre pneus contre l'oubli.
      Je freine des dents, je mords le métal
      Je bois le liquide de batterie
      Je hurle l'acide et je crache le fluide

      Heureux ou non, des hommes
      Glissent le long des jours
      Tués par la froideur atroce
      Par ta voix, tu les sauves
      Par ta voix ils sont sauvés

      Chaque matin recommence le cauchemar de la mort froide
      Chaque matin je suis mort et chaque matin je revis
      L'acier vibre en moi et calme mes nerfs
      Mes veines pompent l'acier

      Heureux ou non, des hommes
      Glissent le long des jours
      Tués par la froideur atroce
      Par nos voix, on les sauve
      Par nos voix ils sont sauvés.

      Je crisse des dents, je crispe mes doigts
      Je revis la vie de mes pères
      C'est juste un crachat de vie
      Dans la haine de l'oubli.

       

 texte de Bruno Bernier