A DEUX LA NUIT S'ABREGE

      Pas à pas, on glisse
      Sur l'envie de nos vices
      On se donne ce que l'on veut
      De ce rêve qui rend personne heureux

       
      Moi je te dis reviens
      Tu me cries: suis moi
      Nous deux on se tient
      Juste du bout des doigts.

       
      Tu braques, je mens
      Tu voles, je descends
      Tu cognes, je suis pervers
      Tu rigoles, je me désespère.

       
      On se bat on se déchire
      Pour lutter contre cette vie
      Qui veut nous faire souffrir
      Pour rester ennemis.

      Si tu me fais faux-bond
      Quand tu reviendras
      T'auras plus de cheveux blonds
      J'aurais plus envie de toi.

       
      Tu braques, je mens
      Tu voles, je descends
      Tu cognes, je suis pervers
      Tu rigoles, moi je me désespère.

       
      Tu violes, c'est ma joie
      Le plaisir nous tient
      On subit sa loi
      Je pense plus à rien.

       
      Si le plaisir dure
      Tu veux qu'on se torture?
      Tu veux passer la nuit?
      Ou juste toute ta vie?

 

 texte de Bruno Bernier